Nymphoplastie ou Labiaplastie

La Nymphoplastie ou Labiaplastie est la

réduction des petites lèvres (labia minora)

 

QUELLE EST LA DEMANDE DES PATIENTES ?  

La réduction des petites lèvres génitales (nymphoplastie) est une demande de plus en plus fréquente dans les consultations de chirurgie plastique et esthétique. C ‘est une chirurgie intime dont il faut avoir conscience de l’handicap qu’il provoque chez de nombreuses patientes. La médiatisation, en particulier, de ce type de problème a emmené de nombreuses patientes à consulter. Ces patientes expriment une gêne d’ordre esthétique accentuée par l’évolution des modes vestimentaires (jeans très serrés…) et des dessous (string) mais aussi la comparaison avec les actrices de film X ayant des vulves « juvéniles ». Ces patientes, de plus en plus jeunes, vivent un véritable complexe, parfois depuis l’adolescence troublant leur vie amoureuse. Cette intervention est fréquente en extrême-orient où de nombreuses techniques sont utilisées. En France, cette intervention a encore mauvaise réputation, elle est même parfois déconseillée par certains médecins.  

 

 

 

COMMENT SE DEROULE CE TYPE D’INTERVENTION ?

L’objectif essentiel est de réduire les petites lèvres de façon adaptée à la taille de départ. L’intervention fréquente aux USA, y est souvent réalisée sous anesthésie locale seule. En France, la majorité des patientes préfèrent une anesthésie locale avec sédation ou être endormie mais il n’y a généralement pas d’hospitalisation (hôpital de jour).

 

L’intervention dure 45 mn et par des techniques de chirurgie réparatrice on retire l’excès cutanéo-muqueux qui existe.

Un examen anato-pathologique est demandé dans certains cas pour rechercher une néoplasie débutante (pré-cancer).

 

TECHNIQUE CHIRURGICALE : 

La technique la plus ancienne consiste à retirer l’excès cutané-muqueux suivant un croissant qui touche la surface de la peau, au maximum une véritable amputation (nymphectomie) est possible. L’inconvénient de cette technique c’est qu'elle place la cicatrice sur toute la zone de contact avec les sous-vêtements, le risque de trouble de cicatrisation (désunion, infection, hématome) est plus important et les patientes se plaignent  de l’importance des suites opératoires et surtout le risque plus fréquent de séquelles à type de dyspareunies. Dernièrement, des techniques dérivant des techniques de chirurgie plastique avec des résections en « V » permettent de diminuer la longueur de la cicatrice afin d’éviter le risque de complication locale. La technique utilise une résection centrale en V limitant la cicatrice à la partie centrale des petites lèvres, cette technique est bien supérieure à la technique classique car elle limite la cicatrice à la région centrale de la petite lèvre (schéma1). Elle permet des résections d’importance faible à moyenne mais est parfois insuffisante pour les grandes hypertrophie. Elle présente comme inconvénients de placer les cicatrices dans la partie centrale de la petite lèvre ce qui peut être source de problème de cicatrisation à type de désunion partielle. C’est pourquoi, nous avons tenté de déplacer le siège de la cicatrice aux extrémités des petites lèvres, zone moins exposée à ce type de complications comme dans la technique du Pr Paniel. En revanche, il est souvent nécessaire de pratiquer une double résection en V, d’où l’ intitulé de la technique dîte « V-V ».Nous pratiquons une résection cutanéo-muqueuse avec 2 "V"  latéraux aux extrémités supérieures et inférieures des petites lèvres (schéma 1). Par conséquent, la partie centrale reste indemne de toute cicatrice, les suites sont rapides et permettent une reprise de rapports intimes plus précoces. Enfin deux points techniques sont important, la suture doit être rigoureuse en 3 plans (muqueux, dermique et cutané) et la résection adaptée mais à minima car une trop grande résection peut se traduire par un échec total avec des problèmes de cicatrisation (nécrose) et inverser le problème.

 

QUELLE TYPE D'ANESTHESIE  EST POSSIBLE ?

  • Anesthésie locale confortable: crème Emla, anxiolytique et sédation passive (Gaz hilarant) 

  • Anesthésie locale potentialisée (Neurolept-analgésie) 

  • Anesthésie générale courte : moins en moins demandée par les patientes.

 

QUELLES SONT LES SUITES OPERATOIRES ?

Les suites sont simples si des conseils d’hygiène et de prudence élémentaire sont respectées. Pendant les jours qui suivent l’intervention, les douleurs sont possibles à type de légères brûlures calmées par des antalgiques simples (paracétamol). Des soins locaux sont à faire chaque jour à type de désinfection locale jusqu’à la chute des fils résorbables. Les douches sont autorisées à partir du 3ème jour mais pas les  bains (à partir de 3 semaines).

Enfin, élément important à préciser, les rapports sexuels sont interdits ainsi que l’usage de tampons périodiques pendant 4 à 6 semaines suivant la cicatrisation. 

  

QUELLES SONT LES COMPLICATIONS POSSIBLES ?

  • Lâchage des sutures : partielles ou totales possibles surtout en cas de traumatismes 

  • Retard de cicatrisation qui allongent les suites opératoires

  • Infection locale

  • Hématome

  • Dyspareunies généralement transitoires 

  • Une nécrose cutanée est parfois observée, en règle limitée et localisée                                                                                          

  • Les nécroses importantes sont en fait exceptionnelles liées à un excès de résection

  • Les altérations de la sensibilité, notamment une diminution de la sensibilité: la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 6 mois.

  

CONCLUSION :

La nymphoplastie ou la réduction des petites lèvres n’est plus un tabou dans notre société. L’évolution des modes vestimentaires mais aussi la comparaison avec les vulves juvéniles des actrices de film X amènent de nombreuses patientes à consulter. Cette chirurgie intime est simple techniquement et présente d’excellents résultats apportant aux patientes un véritable soulagement physique et psychologique. En revanche, il est important que cette intervention qui présente des risques soit réalisée par des praticiens habitués dans un milieu chirurgical (bloc opératoire) d’autant qu’une prise en charge partielle de l’assurance maladie est possible.

 

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